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Préface par Eric Inglebert



S’il fallait « synthétiser Jean-Loup Dierstein », je le qualifierais de sorcier français de la lutherie électronique. Comment ça, un sorcier ?!
Il y a quelque temps, je venais de trouver un Synthex complètement désaccordé. Rendez-vous pris, j’arrive chez Jean-Loup avec la bête. Jean-Loup a déjà préparé les schémas, au cas où il ait oublié ses tournées des années 80 avec Jean-Michel Jarre, quand « les Synthex pétaient sur scène en plein concert ».

Quelques tours de tournevis plus tard, la machine est ouverte. Là, Jean-Loup commence à apposer ses mains sur les circuits et à palper les cartes. Devant mon regard interloqué, il me dit avec un sourire en coin : « tu comprends, il faut que je sente les choses ». Quelques minutes plus tard, après avoir pesté plusieurs fois sur la conception du Synthex, en particulier ses cartes superposées qui compliquent la maintenance, il lance : « bon, ça doit être là ». Quelques ajustements de trim finissent par remettre tout dans l’ordre.

Jean-Loup, c’est l’Abbé Pierre des circuits perdus, le Daktari des instruments à puces. J’ai vu des clients à l’atelier le supplier, les larmes aux yeux, pour qu’il mette ses mains dans un CS80 parti en pièces… Jean-Loup, c’est un mélange de sens du service, de caractère un peu bougon (il faut être un rien têtu pour trouver une panne), d’expérience et au bout, de magie.

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